14.04.2008

Au-Delà de la naissance, roman Sci-fi, chapitres 20 et 21

 

 

*

*    *

20

 

 

 

Des formes remplies d'énergie, remplirent le ciel à l'horizon : elles reflétaient démesurément des formes andralyennes ! On aurait dit que des dieux prenaient forme dans le ciel, puis on y voyait des cratères,
 

de beaux paysages,
 

de l'eau, du vent, des marées et des forteresses… qui devenaient noires, après s'être remplies de couleurs.

 

Les paysages alors s'éteignaient, devenaient rapidement grisâtres, puis morcelés. Les marées perdaient leurs douleurs, et devenaient des courants, faits d'énergie d'eau froide et rapide, capable de former des visages… comme de la pierre. Puis venaient les éclairs, des déchirures dans le ciel, et dans le vent,

 

des tremblements dans la terre qui faisaient vaciller les paysages.

 

 

  La terre se mettait à gronder, et tremblait… de plus en plus, faisant chuter les pierres, ouvrant le sol, écartelant les arbres, faisant crier les pierres,etc.

 

 

 

Le monde était en train de changer devant leurs yeux et de devenir chaotique, instable,

perdant tout sens de réalité et de vérité.

 

 

Nos amis n'entendirent pas à la radio, les premières conséquences désastreuses, de la mesure prise par la…

 

 

 

*

*    *

21

 

 

 

Jimmy ne posa pas de questions. Il sortit par la porte argentée de chez Fèbe. Il traversa un couloir, avant de refermer une porte en bois derrière lui. Il revit la rue principale qui l'avait mené jusqu'ici. Il regarda les mauvaises herbes qui la parsemaient, enfin les losanges qui sortaient en relief des murs. Ils étaient fait de pierre.

Jimmy sentit un affaiblissement, puis une force se remplir en lui. Il crut un instant, que Fèbe lui avait fait  prendre quelque chose à son insu, dans le verre qu'elle lui avait servi avec nonchalance. Puis il sombra et se réveilla ailleurs.

Il vit les constellations, la magie des arbres qui était empreinte de rouge, les rues bleues qui reflétaient le ciel, et ne ressemblaient plus qu'à des lignes parallèles, formant de vastes ensembles, de plus en plus grands, mais de plus en plus élémentaires, à mesure qu'ils s'éloignaient, au-delà de la pénombre grise des constructions immobiles, et des trains qui jetaient de nouvelles lignes, telles de fines flèches qui traçaient et emportaient des courants de vapeurs, dans les lueurs de la nuit. Ces trains lui donnaient le vertige, ils tombaient sur lui, comme à contresens, et ils déferlaient et freinaient vers le haut.